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Date de mise à jour : 2020-10-14

Les Plaisirs du Louvre (2017)

Correspondances

Durée : 2h

© Diego Salamanca

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En cette première partie du Grand siècle, quand les Précieuses gouvernent la mode et les arts, les salons sont au centre du monde : on y reçoit, on y cause, on y échange sur les sujets scientifiques du moment, on y déclame des vers composés ou improvisés sur le vif,  on y confronte ses points de vue sur les spectacles. Et l’on y entend continuellement de la musique. Cette musique n’est pas que le fait d’histrions dûment rémunérés : s’y adonnent également les plus grands aristocrates, à l’heure où chanter et jouer du luth sont les signes d’une éducation et d’un raffinement parfaits.

Le premier gentilhomme de France, Louis XIII lui-même est aussi bien danseur, que musicien, et même compositeur. La musique constituait assurément l’un de ses principaux centres d’intérêts (peut-être au-delà de la politique même). Ainsi, la cour de France et la chambre de Louis XIII sont le miroir de toute cette vie artistique des salons : autour du roi-musicien, les musiciens de la Chambre composent une fine équipe de talents individuels qui brillent tant par leurs interprétations que par leurs compositions. Si la postérité a retenu les noms de Chambonnières, Antoine Boësset, Etienne Moulinié, ou Louis Couperin, il est fascinant de penser aujourd’hui que tous ces artistes de premier plan ont pu travailler quotidiennement ensemble !

La Nuit, l’amour, le mystère, la douleur amoureuse stylisée au travers des amours pastorales constituent autant d’ingrédients savoureux de la poétique de l’air de cour.

Parmi les grands maîtres de musique de la cour de France au XVIIe siècle, Antoine Boësset est probablement la personnalité musicale qui aura suscité le plus d’enthousiasme et de passion : ses airs sont imprimés en nombre, adaptés (voix et luth ou en polyphonie), apparaissent pour certains dans les grands ballets royaux depuis la fin des années 1610 jusque bien après sa mort en 1643. On trouve également de nombreuses parodies spirituelles de ses airs : face au succès public de ses belles mélodies, le clergé, soucieux de ramener les fidèles vers des passions moins profanes, en adaptent la prosodie pour y apposer de nouvelles paroles. On retrouve souvent les mêmes images, les mêmes évocations mais le sujet d’adoration n’est plus la jeune et fraîche bergère mais le Tout-Puissant Seigneur.

Si la thématique nocturne est omniprésente dans ce programme, il révèle également l’envers des grands ballets de cour donnés pour le Carnaval chaque année : ce sont souvent ces mêmes airs et ces mêmes musiques qui résonnaient à la fin d’hiver à la cour du Louvre, qui se retrouvent ensuite dans l’intimité des salons,  et parfois même des oratoires (avec de nouvelles paroles). Il s’agissait alors de cérémonies plus intimes mais dont l’intensité et la passion demeurent un feu ardent qui brûle au milieu de toutes les nuits.

L'équipe

Direction musicale : Sébastien Daucé
Distribution :
Ensemble Correspondances
Sébastien Daucé direction musicale, orgue et clavecin

Composition musicale : Antoine Boësset, Henry Du Mont, Pierre Guédron, Louis Couperin, Étienne Moulinié, Jacques de Chambonnières

Contacts

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Production

Co-production et partenariat : 

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